Un paradis de capital de risque – Le modèle israélien peut-il être la clé du succès ?

En passe de devenir le pays le plus attractif pour la recherche, l’innovation et les nouvelles technologies en Europe, la France est devenue une formidable levée de fonds. Les entreprises innovantes du pays ont levé environ deux milliards d’euros au cours du premier semestre de cette année seulement. Toutefois, si l’on compare les investissements en capital-risque au pourcentage du PIB, la France se situe au 8e rang avec environ 0,05% en 2017 par rapport aux autres pays de l’OCDE. En comparaison, les investissements en capital-risque ont représenté près de 0,4% du PIB. Au cours de la même année, le pourcentage d’investissements dans la phase de démarrage / démarrage / démarrage a été le plus élevé parmi les pays de l’OCDE, dépassant les États-Unis.

Le fait que les entreprises israéliennes aient si bien réussi à attirer des investissements en capital-risque en a fait un terrain de prédilection pour les entrepreneurs avides d’investissements. Israël abrite une société entrepreneuriale florissante et a produit des sociétés soutenues par le capital-risque, telles que le logiciel de navigation GPS Waze Mobile, qui avait été acquis par Google en 2013 pour 1,3 milliard de dollars. Ce boom a incité plus de 250 multinationales à établir des centres de recherche et de développement en Israël, tels qu’Amazon, Alibaba, Apple, Facebook, Google, Microsoft et ainsi de suite. Selon certains grands entrepreneurs, le paysage des start-up israéliennes est particulièrement attractif, car les transactions de grande qualité dans d’autres régions, telles que la Silicon Valley, se limitent principalement à une poignée d’entreprises.

Et pourquoi est-ce important pour la France? La réponse est que la France peut aussi devenir une destination attrayante pour les investissements en capital-risque. Au sein des pays européens de l’OCDE, la France est l’un des pays en tête, à la traîne du Royaume-Uni (qui ne sera plus considéré comme un pays européen en tant que tel) et de la Suède. La France a fait de grands progrès dans ses efforts pour devenir conviviale avec la technologie, comme le président français Macron l’a déclaré à plusieurs reprises et a même inauguré le célèbre méga-campus parisien Station F , destiné aux startups.

Le fait est que la demande monte en flèche, un fait démontré par les investissements multinationaux massifs dans les entreprises de technologie israéliennes. Il est bien connu que les entreprises de technologie en Europe font face à des problèmes d’agrandissement contrairement à leurs homologues américaines, si cela est dû aux barrières linguistiques ou aux obstacles bureaucratiques. Si difficile que puisse être la technologie française, elle peut s’affirmer en tant que destination de choix pour les investissements en capital-risque, en se concentrant sur les projets en phase de démarrage ou les startups.

La France regorge d’ingénieurs et s’enorgueillit d’une longue histoire d’innovation qui joue en sa faveur. Cela pourrait constituer un formidable terrain fertile pour les projets technologiques préliminaires. En effet, Israël aussi a été confronté et continue de faire face à des problèmes lorsqu’il s’agit de développer les startups. Cependant, au fur et à mesure que l’écosystème technologique israélien se développe et mûrit, la diversification des compétences et de l’expérience correspondant aux différentes phases de la vie de l’entreprise est évidente. Fiverr, IronSource, Wix et d’autres sont des sociétés israéliennes à maturité qui indiquent que la voie est possible. Certes, la Silicon Valley n’a pas été construite en un jour.

Si les entreprises françaises cherchent à se faire concurrence sur le plan international pour les investissements en capital-risque, il serait peut-être préférable de se concentrer principalement sur l’investissement de fonds dans des startups et de nouvelles initiatives, attirant ainsi les acheteurs internationaux. Une fois qu’une industrie locale est bien établie et affirmée, il est possible de passer à la vitesse supérieure, une fois qu’une main-d’œuvre qualifiée, une expertise inestimable et une facilité de faire des affaires s’enracinent, rien ne pourrait empêcher la France de franchir une nouvelle étape dans sa renommée «Startup Nation».

abelliot Auteur

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